Auteur/autrice : Sarah Dantz

  • 10 questions à Alessandro pour un retour d’expérience inspirant sur sa participation à la retraite Source et Leadership

    Lecture : 8 minutes

    Plongez au cœur d’un témoignage inspirant avec Alessandro Attanelli, d’Evolusens, qui partage son expérience de la retraite version automne 2023. Découvrez ses réflexions profondes et ses prises de conscience suite à cette immersion dans le domaine du leadership et de la connexion à la Source.

    Si vous ne connaissez pas encore la notion de Source, nous vous recommandons :

    1. Pour commencer, peux-tu te présenter brièvement ?

    Je m’appelle Alessandro Attanelli, je suis Directeur Général et l’un des 3 associés d’une société qui s’appelle Evolusens, basée à Paris. Notre métier est de former des coachs, des accompagnants individuels ou d’équipe. Nous formons entre 100 et 150 accompagnants par an…

    2. Qu’est-ce qui t’a incité à participer à la retraite « Source et Leadership » de Sémawé et Ordinata ?

    La première chose, c’est une intuition de collaborer avec Sémawé, et pour soutenir cette intuition je voulais commencer par mieux vous connaître. Je pense que l’étincelle est venue de là. Plusieurs personnes de l’équipe de Sémawé se sont formées chez Evolusens et j’avais très envie de me rapprocher de vous.

    Jeanne témoigne dans cet article de sa vision du coaching après avoir suivi la formation d’Evolusens Comment j’ai allié coaching collectif et coaching individuel pour accompagner les organisations

    Et la deuxième chose c’est qu’en tant que directeur général d’Evolusens je ressens de plus en plus, un lien assez fort avec toute une partie de leadership qui est liée à l’invisible. Je l’appelle le champ. Dans le langage de la Source, ça s’appelle ce qu’il y a avant la Source, la Source primordiale, ou ce que la Source capte. Et ce qui m’a énormément invité à suivre la retraite, c’était de développer cette connexion à la Source.

    Est-ce que je connaissais le concept de Source ? Non, je n’avais jamais utilisé le mot Source. La terminologie est nouvelle pour moi. En revanche, savoir que, finalement, on est piloté par quelque chose qui est beaucoup plus grand, qui se trouve dans les nappes phréatiques de l’énergie, ça, pour moi, c’est assez clair.

    Quand j’ai entendu parler de Sources et de Sources secondaires, il y a des choses qui m’ont parlé énormément. Et je le vois aussi dans mon entreprise, ça m’amène à me poser la question : comment gérer des Sources qui sont des ruisseaux, d’autres, qui sont des torrents ? C’est là que j’ai trouvé mon élan primordial pour venir à cette retraite !

    Et enfin la perspective de réfléchir avec d’autres à la montagne : ça m’a énormément attiré 🙂

    3. Peux-tu partager les moments forts de ton expérience pendant la retraite ?

    J’ai eu plusieurs prises de conscience. La Source doit avoir des moments pour elle. Des moments qui lui sont propres pour capter, canaliser, ses intuitions. Ça m’a permis de me rendre compte que dans mon organisation, on arrive à la fin d’une période où on faisait tout en même temps (du pratico-pratique et du haut des niveaux logiques). Pour moi, un moment important a été de réaliser qu’il faut que j’aie des moments où je me laisse piloter par autre chose. Et cette expression “prendre des temps de Source pour être à l’écoute de ses intuitions” ça a renforcé une intuition que j’avais déjà eue, mais je devais peut-être l’entendre à nouveau. Ça a été une grande vertu du stage pour moi !

    L’autre moment fort, ça a été de remettre à plat la question du leadership dans mon organisation. C’est venu nourrir ensuite une retraite de notre équipe en Espagne, et ça nous a permis de nous dire : il faut qu’on ait un moment tous les trois assez profond pour parler de nous, de comment nous travaillons, les 2 fondateurs et moi. Et ça nous a permis d’en parler beaucoup, c’était super intéressant. Ça a eu un vrai impact après la retraite dans le voyage du héros de la Source.

    Le cadre de cette retraite était génial aussi : le fait de pouvoir rencontrer et échanger à tout moment, dans un cadre à la fois libre et professionnel, c’est génial ! Et puis être dans la nature et en même temps, c’est pour le travail, moi, j’adore ça. On peut parler de tout, mais pas n’importe comment. Et puis, cette retraite c’est l’occasion de parler avec des leaders qui ont des réalités si différentes, c’était très riche.

    4. Comment la retraite et la rencontre avec d’autres leaders a-t-elle influencé ta perception du leadership et de la Source ?

    Ce qui m’a vraiment marqué, ça a été la rencontre avec QoQa. Échanger avec eux était vraiment intéressant : ils sont 2 leaders, un qui se reconnaît en tant que Source et l’autre qui est au service de la Source. Ça a été compliqué pour eux de trouver cet équilibre et, en même temps, ils ont raconté comment ils y sont parvenus et aujourd’hui ils osent encore plus avec leurs intuitions pour aller très loin.

    Si vous voulez en savoir plus sur QoQa, cette entreprise de e-commerce suisse, fun et ambitieuse qui fonctionne en Holacratie, je vous recommande l’écoute de ce fabuleux podcast : QoQa & l’Holacratie.

    Une autre personne qui m’a marqué, c’est Francesca, de Babel International. Elle et moi partageons le même constat : on n’a pas beaucoup de Sources secondaires chez nous, mais plutôt des électrons libres. Comment faire pour les relier à la Source ? Pas facile. Moi, c’est un peu mon challenge aujourd’hui.

    Et puis je pense qu’il y a vraiment à prendre dans la magie de la rencontre avec les participants. Si on est ouvert, peut-être pas dans la forme, mais dans le fond, il y a toujours à apprendre. C’est pas tous les jours qu’on se retrouve au même endroit avec tant de leaders. Donc, c’est vraiment des moments nécessaires !

    5. Comment décrirais-tu l’ambiance générale pendant ces trois jours de retraite ?

    Le groupe était très festif ! Ça a été hyper simple de rencontrer les gens, l’ambiance était conviviale et pas trop cérébrale. Il y avait une belle empathie et un lien fort s’est créé, avec toute la confiance pour s’ouvrir sans jeu d’ego.

    6. Suite à cette retraite, comment est-ce que tu perçois ta responsabilité de Source dans ton organisation ?

    Ce qui résonne pour moi, c’est absolument cette confiance en quelque chose de beaucoup plus grand, que vous appelez la Source, que moi, j’appelle le champ. Et je me suis rendu compte qu’il faut que je sois beaucoup plus en lien avec ma Source. Depuis, je suis beaucoup plus intransigeant pour garder des moments comme ça.

    Je n’arrive pas à adhérer au fait qu’il n’y ait qu’une seule personne comme Source globale dans mon organisation, je trouve ça un peu dogmatique. Mais on en a discuté dans notre trinôme et c’était très riche comme réflexion.

    7. As-tu identifié des pathologies de Source chez toi et comment as-tu travaillé sur celles-ci ?

    Oui j’ai pu me reconnaître dans la Source molle face à nos 2 fondateurs et parfois je peux partir dans l’autre polarité, beaucoup plus affirmée “je décide”. Plus j’avance et plus je me dis que l’organisation ne m’appartient pas. Quand Stefan Merckelbach d’Ordinata, nous disait : la Source, elle parle d’un endroit d’humilité totale, c’est pas parce qu’elle a des intuitions qu’elle est l’entreprise. C’est un canal, mais c’est tout, c’est pas quelque chose qu’on peut contenir.

    Je trouve ce concept très libérateur dans l’énergie que cela permet de déployer.

    8. Comment est-ce que tu continues l’exploration de ta Source ?

    Dans les dernières discussions, mon exploration a été : comment laisser beaucoup plus d’espace à l’invisible et le dire clairement dans mon organisation ? Mon chemin, c’est de l’assumer complètement. Je me rends compte que c’est une question de diligence envers moi-même. Concrètement, on va se donner de l’espace avec un nouveau rituel de rencontre où on n’est pas dans le “faire” pour continuer de nourrir le lien.

    9. Y a-t-il quelque chose que tu aimerais ajouter sur l’expérience de la retraite « Source et Leadership » ?

    L’exploration autour des ombres n’était pas nouvelle, mais très utile pour moi. Prendre conscience de mes propres peurs, de mes propres ombres et aller au-delà de tout ce qu’on peut se raconter pour continuer de se transformer et de dépasser les limites qu’on s’impose : c’est un moment pour poursuivre mon chemin personnel.

    10. Enfin, selon toi, en quoi cette retraite pourrait être bénéfique pour d’autres leaders ou entrepreneurs ?

    C’est une retraite qui fait bosser ! Qui donne beaucoup d’espoir parce que, quand on est connecté à la Source (et que moi, j’appelle le champ), finalement, c’est une grande histoire d’amour. On est forcément dans l’amour, quelque chose de beaucoup plus grand que nous, et c’est génial d’avoir des leaders qui sont connectés à ça. C’est une retraite qui donne beaucoup d’espoir, c’est une nouvelle manière de voir le leadership.

    Si vous souhaitez en savoir plus sur les prochaines retraites Source et Leadership, découvrez la plaquette sur notre site web ! Un dernier conseil de lecture réjouissant pour vous familiariser avec le sujet de la Source : Un petit livre rouge sur la source, Stefan Merckelbach.

  • À quoi ressemblent les réunions en Holacracy ? Venez le découvrir par vous-même !

    Lecture : 8 minutes

    Sémawé TV ça existe ? Oui ! Enfin, presque ! Pour le moment, la diversité des programmes se limite à nos réunions de gouvernance et de tactique en Holacratie. Pourquoi est-ce que nous avons fait ce choix ? Comment ça fonctionne ? Qu’en disent les spectateurs ? Réponse à toutes ces questions dans cet article !

    Quels sont les modèles de réunions en Holacratie ?

    La constitution Holacratie 5.0 prévoit deux réunions, la réunion tactique et la réunion de gouvernance. Les réunions de gouvernance sont dédiées à la création, la modification et la suppression des rôles et des politiques, tandis que les réunions de tactique se concentrent sur la résolution rapide des tensions et des obstacles.

    Elles sont toutes deux décrites par des processus explicites. Un facilitateur est chargé de faire respecter le processus de réunion. Le scribe travaille main dans la main avec le facilitateur pour capturer les résultats de décisions de ces réunions. Chez nous, cela se fait sur le logiciel Holaspirit. Si vous souhaitez consulter la gouvernance de Sémawé, elle est disponible publiquement à cette adresse : https://app.holaspirit.com/public/semawe

    Réunion Tactique en Holacratie : Comment ça fonctionne ?

    C’est une réunion qui a du rythme ! Le but ? Cette réunion poursuit 3 objectifs :

    • partager un même niveau d’information,
    • lever les obstacles au travail,
    • détecter les endroits où la gouvernance peut encore être améliorée.

    Qui y participe ?

    Si c’est une réunion régulière du cercle, alors tous les membres du cercle y sont conviés au titre de leur rôle. Cela peut aussi être une réunion organisée avec les rôles qui ont besoin de traiter leur tension ensemble.

    Quel est le carburant de cette réunion ? Les tensions apportées par les rôles présents. La réunion se termine lorsque tous les points à l’ordre du jour sont traités.

    Ce que j’aime dans ce format, c’est qu’il est particulièrement efficace, vivant, ancré dans le réel et centré sur les besoins des rôles présents autour de la table. Je ne sais plus travailler autrement qu’avec ce processus de triage de point ! Si vous voulez dépoussiérer votre bonne vieille réunion du lundi matin, je recommande d’explorer ce format. Jeanne a d’ailleurs rédigé un article à ce propos, je vous conseille cette lecture ici

    Qu’est-ce que la réunion de gouvernance en Holacratie ?

    Bien différente de la réunion de tactique, c’est là qu’on gouverne ! Voici ce qui s’y passe :

    • créer, modifier, supprimer des rôles, cercles, politiques
    • tenir des élections pour les rôles de facilitateur, scribe et représentant de cercle.

    La réunion suit le processus décrit dans l’article 5 de la constitution. Le but est d’améliorer le système d’organisation pour exploiter tous les potentiels qui ne sont pas encore exprimés ou corriger des défaillances de gouvernance. En d’autres termes, nous cherchons à maintenir à jour l’explicitation de notre fonctionnement pour rester efficaces et agiles par rapport à notre environnement.

    Qui y participe ?

    Toutes les personnes qui ont un rôle dans le cercle de la réunion y sont conviées.

    En Holacratie, ces deux types de réunions, la gouvernance et le tactique, travaillent de concert pour créer un environnement où les rôles sont continuellement ajustés, les tensions sont résolues rapidement, et l’organisation peut évoluer avec agilité. La combinaison de ces réunions offre un cadre solide pour une gouvernance distribuée et une prise de décision collaborative, deux éléments clés de l’approche holacratique de la transformation organisationnelle.

    À quoi s’attendre en participant à une réunion publique de Sémawé ?

    C’est simple, vous allez tout voir et tout entendre ! Une immersion dans une vraie réunion de travail. Je dis “vraie” parce que la réunion à laquelle vous allez assister n’est pas un jeu de rôles (enfin si, mais ça c’est un jeu de mot holacratique), ni une représentation que nous aurions préparée en amont.

    De manière pratico-pratique, voilà le portrait-robot d’une réunion publique :

    • elle a lieu en visio,
    • c’est une réunion gouvernance ou une réunion de tactique,
    • elle dure entre 30 à 40 minutes de réunion,
    • elle est suivie d’un temps d’échanges avec les participants observateurs du jour.

    À qui sont-elles destinées ?

    À tout le monde ! Enfin, à tous ceux que ça intéresse ! Il y a une grande diversité dans les profils des visiteurs qui participent. Il peut s’agir :

    • de praticiens déjà expérimentés, curieux de voir une autre organisation qui a adopté Holacratie,
    • de débutants en Holacratie, désireux de voir à quel niveau de fluidité ils peuvent s’attendre dès qu’ils seront rompus à la mécanique des processus,
    • de n’importe qui ayant de la curiosité pour travailler avec de nouvelles pratiques organisationnelles.

    Comment sont-elles organisées ?

    Avec une gouvernance en Holacratie, bien sûr ! Très concrètement, au sein de Sémawé, un rôle est dédié à l’organisation de nos réunions publiques. Voilà à quoi ressemble le rôle Réunions publiques dans notre gouvernance

    En ce moment, c’est Jeanne qui est dans ce rôle. Elle recense les besoins dans l’équipe lorsqu’une réunion publique approche pour que la réunion se tienne dans le cercle ou avec les rôles qui en ont le plus besoin.

    Et pour déployer ses projets, ce rôle peut se faire aider de tout autre rôle dont il a besoin. Par exemple : le rôle Site Web pour rendre visibles les dates sur le site web de Sémawé ou encore le rôle Visio pour obtenir un lien d’inscription à proposer aux visiteurs. Avec ces exemples, j’ai envie de souligner 2 choses :

    • La clarté des rôles permet de travailler efficacement sans se demander “mais qui s’occupe de ça ?”
    • L’explicitation des attentes permet de faire des demandes claires aux rôles en évitant les jeux de pouvoirs.

    Pourquoi Sémawé a choisi de rendre ses réunions publiques ?

    Donner à voir ! Nous répondons aux demandes de nos clients qui débutent en Holacratie et qui ont encore de la difficulté à se projeter dans un fonctionnement mature. Cela répond aussi à une demande de personnes curieuses d’Holacratie qui n’ont pas (encore) adopté ce système de gouvernance pour leur propre compte.

    C’est également un choix audacieux de transparence sur notre gouvernance et notre manière de travailler. C’est une mise en abyme du changement de paradigme que propose Holacratie : adieu l’opacité des modes de décision pour faire toute sa place à l’explicitation des attentes et des autorités.

    Sur le plan des dynamiques d’équipe et de l’expression du leadership, je trouve que ces réunions sont des cas pratiques illustrés. Les visiteurs assistent en direct à l’expression de divergences d’opinion et aussi à de la recherche de solutions. Les spectateurs peuvent observer comment l’équipe gère les tensions, cultive la confiance, et encourage l’expression authentique des points de vue.

    Cette transparence sur les relations interpersonnelles permet aux observateurs de comprendre comment une gouvernance en Holacratie peut favoriser une communication ouverte, un respect mutuel, et une collaboration harmonieuse au sein d’une organisation. Ces réunions publiques révèlent sans chichi comment Sémawé place la transparence et la coopération au cœur de notre propre évolution organisationnelle.

    Enfin, en proposant cette ouverture, nous souhaitons inspirer. Holacratie est encore un système de gouvernance peu connu. La majorité des organisations manquent d’illustration sur des traductions concrètes dans les comportements des personnes, la manière de se parler ou la dynamique de réunion. Nous essayons de pallier ces manques en donnant à voir nos réunions. Je crois que c’est faire preuve aussi de générosité en tant qu’organisation.

    Est-ce que les membres de l’équipe de Sémawé se comportent différemment du fait que ces réunions soient publiques ?

    Oui et non !

    Oui, nous faisons une adaptation matérielle pour que les conditions audio et visuelles soient confortables pour tout le monde. Lorsqu’un visiteur nous le demande, nous mettons en place un dispositif audio permettant aux personnes sourdes ou malentendantes de suivre la réunion dans de bonnes conditions.

    Et non, cela ne change rien à nos réunions. Sur quoi est-ce que je m’appuie pour affirmer cela ? Voilà quelques exemples :

    On tient le timing

    Comme à notre habitude, nos réunions commencent et terminent à l’heure annoncée.

    On priorise notre participation

    Tous les membres de l’équipe priorisent leur travail. Et ça s’applique aussi aux réunions. Concrètement, on s’autorise à ne pas venir à une réunion publique ou à la quitter en cours de route si on estime que l’on peut créer plus de valeur en faisant autre chose au sein de l’entreprise.

    On fait avec ce qui est présent le jour J

    Il n’y a pas de tri préalable dans les tensions qui sont apportées en réunion. Et si j’avais prévu d’apporter un point à l’ordre du jour et qu’il a été réglé avant la réunion, alors je ne l’apporte pas, logique !

    On suit les processus prévus par la constitution

    Il n’y a pas de mystère sur le déroulé, il n’est pas réinventé à chaque fois : on applique le processus de triage ou de gouvernance. Je ne ressens aucune monotonie dans ces processus. À force de les pratiquer, il y a du confort et de l’efficacité dans le traitement des points.

    Quelles sont les réactions des visiteurs ?

    Surprise, reconnaissance, déstabilisation, … lorsque les visiteurs rallument leur caméra, ils ont la possibilité de partager un ressenti, leur réflexion ou des questions. Ce moment de rencontre est très riche. En voici quelques témoignages :

    “Ouvrir ces réunions décrit un cadre relationnel sécure au sein de l’équipe. C’est oser tâtonner, cheminer ensemble devant un public avec un processus.” Apolline.

    “Vous êtes les pionniers d’un nouveau mode d’apprentissage ! Je suis marquée par l’assertivité dans les échanges” Marion.

    “Ça fait 3 ans que je fonctionne en Holacratie, c’était intéressant d’observer cette réunion. Je constate que nous avons des interrogations très proches sur des points de structure de gouvernance”. Paola

    “Le timing de la réunion est très cadencé. Vous avez traité beaucoup de points en peu de temps” Alice.

    “Je suis reconnaissant de pouvoir être une petite souris pour observer tout ça. La discipline et la fluidité sont bien plus grandes [en réunion de gouvernance] que dans un processus de gestion par consentement. Ça m’inspire pour ma pratique en équipe” Florent.

    “Je trouve ça très courageux de vous livrer devant des visiteurs, bravo et merci. Je suis en phase observation d’Holacracy, je m’initie aux termes, vous utilisez des outils que je ne connais pas, cela fait beaucoup de nouveautés. Le cadrage et l’efficacité sont surprenants, j’ai l’élan d’en découvrir d’autres.” Sophie.

    “Je trouve réjouissant de voir que les réunions peuvent se tenir même si tout le monde n’est pas là. C’est apprenant de voir le processus de gouvernance et comment les étapes enrichissent la proposition.” Delphine.

    Quelles sont les prochaines dates ?

    Nous proposons toute l’année de nouvelles dates. Rendez-vous sur la page “nos événements”, vous y trouverez les prochaines dates de nos réunions de tactique, de gouvernance et aussi nos prochains webinaires et autres rencontres ! À bientôt !

    Sarah Dantz

  • Un Forum Ouvert pour un séminaire d’équipe : témoignage de l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise

    Lecture : 6 minutes

    Comment fonctionne le Forum Ouvert ?

    Assis en cercle, sans table, les participants sont invités à produire l’ordre du jour en proposant des sujets de discussion en lien avec le thème autour duquel ils sont réunis. Ils ont été invités en amont, ils connaissent le thème et ont compris qu’ils vont être contributeurs.

    Le facilitateur et l’hôte du Forum Ouvert ont ouvert la séance en créant les conditions qui vont permettre aux participants de prendre des initiatives. Ensuite vient l’étape de la création de l’ordre du jour par les participants : toutes les personnes qui ont envie de proposer un sujet de discussion sont invitées à le présenter brièvement, à choisir un créneau et un lieu pour l’aborder, puis à l’afficher sur « la place du marché ». Cette place sera pendant toute la durée du Forum le « quartier général » où chacun pourra venir se repérer, choisir ce à quoi il souhaite contribuer, proposer de nouveaux sujets : faire son marché en quelque sorte ! À cette étape, c’est un peu le chaos, les chaises sont déplacées, les participants se déplacent, il y a du bruit, ça peut être assez inconfortable pour certains.

    Et puis les séries de discussions au choix des participants, en petits groupes, démarrent pour explorer les idées en lien avec le thème. Et là c’est le moment que j’affectionne particulièrement car les participants sont impliqués : soit ils contribuent et s’expriment avec enthousiasme, soit ils sont hyper attentifs. Ils sont concernés par ce qui se passe !

    Tout cela est permis par la loi « des 2 pieds » et les 2 animaux totem, l’abeille et le papillon. Je m’explique : cette loi dit « si vous n’apprenez plus ou ne contribuez plus… passez à autre chose ». En prenant le costume de l’abeille, vous pouvez aller butiner ou essaimer dans un autre groupe, et en prenant celui du papillon, vous vous autorisez à faire tout ce qui sera important pour vous (aller vous reposer, prendre une pause pour traiter vos notifications, aller boire quelque chose…).

    Le grand journal est l’espace qui permet de recueillir et afficher au fur et à mesure les éléments saillants des différentes discussions. Les rencontres en Forum Ouvert s’arrêtent parfois après cette phase d’émergence, mais en fonction des besoins de l’organisation, une phase de convergence peut suivre : établissement de priorités individuelles ou collectives puis planification des actions à mettre en œuvre, que ce soit un plan d’action personnel ou un plan pour l’organisation. Et l’événement se terminera en cercle, pour un temps de clôture.

    Ça permet quoi un Forum Ouvert ?

    Le Forum Ouvert permet l’exploration d’une question complexe, en réunissant dans le cercle les personnes qui doivent être là et celles qui peuvent contribuer à réaliser le but : des idées, des solutions émergent, les questions importantes sont abordées, des liens se tissent entre les participants, ils s’approprient la démarche et la réflexion.

    Le format Forum Ouvert permet également de traiter une question simple dont on attend des suites rapides, un passage à l’action en consolidant l’équipe et en lui redonnant de l’énergie.

    Les participants évoquent souvent les effets suivants : l’esprit de groupe renforcé, l’énergie, l’enthousiasme, le plaisir à travailler ensemble dans ce format, l’engagement renouvelé ou suscité….

    Quand ne faut-il pas faire appel au Forum Ouvert ?

    Une condition indispensable est que le leader de l’organisation soit ouvert à l’imprévu ; s’il pense avoir la réponse à la question posée, ce n’est pas la bonne approche. L’espace créé est propice aux initiatives, le contexte doit permettre à l’événement de s’inscrire dans une démarche suivie.

    L’hôte pourra tout à fait donner les limites ou les contraintes existantes pour ne pas créer de fausses attentes, mais il ne faudrait pas qu’elles soient trop importantes car sinon l’exploration du sujet ne sera pas créative.

    Et pour l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise ?

    L’Agence a expérimenté le format Forum Ouvert en séminaire d’équipe, avec une soixantaine de participants. La question explorée par l’équipe, au cours de la journée était : « quel fonctionnement d’équipe adopter au service des projets, des études, des missions, au sein de l’Agence ? », avec en toile de fond un travail en cours sur la charte de fonctionnement de l’Agence pour ses projets, missions et études.

    « C’était une chouette journée, elle a eu lieu à un moment chargé, où on avait beaucoup de travail. Je suis arrivé sans grande motivation mais c’était plaisant, on a abordé plein de sujets : la place du marché c’est assez incroyable ! Je n’ai pas osé proposer de sujet, je préfère souvent d’abord voir ce que les autres proposent. Les sujets me convenaient aussi, j’ai même dû faire des choix ! C’était fluide et j’ai appris et compris des choses. Il y avait de chouettes moments d’intelligence collective, on a pu croiser nos points de vue. J’ai pu parler avec des collègues avec qui je ne parle pas beaucoup d’habitude. Ça nous a permis de nous approprier notre charte en cours de construction, de rentrer dedans avec d’autres, de partager nos questions, nos réflexions. C’est très ouvert comme format, les thèmes émergent de la base, les questionnements sont ceux des gens, ils sont réels. Je ne m’attendais pas à ce que ça marche aussi bien. Quand on a pris le temps de regarder le Grand Journal : il y avait pas mal de matière produite, c’était riche ! Se pose maintenant la question de l’exploitation de ce contenu et des suites à donner. J’imagine qu’on pourrait utiliser le Forum Ouvert pour explorer des sujets de territoire en intégrant des expertises différentes : pour des projets complexes ça pourrait être intéressant. »

    Gabriel Jourdan
    Chargé d’études à l’AURG depuis 2011

    « Je retiens que ça fonctionne bien, que la liberté donnée, sur une question commune, est très efficace ! Les gens dialoguent ensemble autour d’une même question, chacun amène et repart avec ce qu’il souhaite. Chacun est acteur, j’ai apprécié ça. Le niveau d’implication est variable au cours de la journée et en fonction des individus. On peut être proposeur, en écoute, abeille et papillon : c’est chouette de pouvoir s’impliquer de manière différente et profitable. C’était agréable ce rythme assumé : la construction de l’ordre du jour en temps réel tout au long de la journée, ça laisse de la place à chacun. La diversité des échanges est vraiment intéressante également. Certains temps étaient dédiés à de la transmission d’informations, d’autres ressemblaient à de la formation voire même à du coaching, et il y avait des sujets de production. Il y a eu beaucoup de contributions sur les paperboards du Grand Journal. Ça crée un sentiment d’appartenance, ce qui a été produit a été co-construit, ça génère un état d’esprit constructif. Le contenu est accueilli même si on ne partage pas tout. »

    « On a été partie prenante pour de vrai et si on a pris nos deux pieds, c’était notre choix. Ce qui est avantageux pour l’équipe qui participe, c’est qu’il n’y a pas de préparation en amont, pas de supports PowerPoint à prévoir. Il ne faut pas négliger les attentes que ça crée pour la suite. Et il faut accepter de s’appuyer sur ses équipes à 100%, et être ouvert à ce qui va se passer. Au départ j’étais un peu dubitative à l’idée d’y consacrer une journée et je dois dire que c’était efficace et agréable ! »

    Johanne Bouchut
    Chargée de communication à l’AURG depuis 2022

    « Je ne connaissais pas ce mode d’animation qui pose un cadre tout en laissant la parole ouverte, chacun à une place, sur ses sujets d’intérêt. Les sujets sont abordés en fonction des besoins et des envies des participants. Le fait que certains sujets soient discutés possiblement en très petits groupes, c’est intéressant, ça permet de favoriser l’expression individuelle. Dans notre équipe, certaines personnes sont arrivées depuis peu, le format a permis de voir ce qu’apporte la richesse des profils, des expériences. Les échanges ont permis d’intégrer des visions nouvelles. Nous avons pu enrichir notre charte. J’ai contribué en amont à la préparation de la journée, et ça me paraissait démesuré toutes les tables et les créneaux prévus pour les discussions. Je ne croyais pas que ça serait nécessaire et il y a eu beaucoup de propositions finalement, j’ai été surprise par tous les sujets et les éléments produits ! J’avais une autre crainte liée aux différents niveaux de compréhension de notre charte en cours de construction. J’avais peur que ce soit un frein pour que les participants s’impliquent, mais la loi des 2 pieds ça fonctionne : elle permet à chacun d’être là où il veut être et là où c’est utile pour lui ! »

    Alicia SZYGENDA
    Chargée d’étude Observation et administratrice de données à l’AURG, depuis 2012

    Le Forum Ouvert, un de mes formats favoris !

    J’affectionne particulièrement ce format car je le trouve simple et, comme beaucoup de choses simples, très puissant !

    Dans ma vie professionnelle j’ai vécu deux moments qui ont joué un rôle déterminant : ma rencontre avec le Forum Ouvert et celle avec l’Holacratie. Et ce n’est pas très étonnant car ils se rejoignent en plusieurs points, ils :

    • permettent de concentrer l’énergie des participants sur ce qui est important ;
    • sont basés sur la confiance ;
    • soutiennent la prise de responsabilités ;
    • suscitent l’engagement ;
    • libèrent la créativité ;
    • génèrent de l’enthousiasme !

    Pour en savoir plus :

  • Découvrez le portrait de Sarah, Coach en Holacracy !

    Par Sarah Dantz | 11 Octobre 2022 | Équipe, Holacratie

    Qu’est-ce qui est important pour toi dans Holacracy ?

    Chaque individu peut pleinement exprimer ses talents et les faire grandir en connaissant les règles du jeu. Holacracy permet aux membres d’une organisation de vivre et de porter un regard complètement nouveau sur leur contribution dans un projet. Ils bénéficient davantage de clarté et de pouvoir sur le fonctionnement de l’organisation mais aussi sur la gestion de leur propre travail.

    C’est un système évolutif qui permet d’intégrer une grande adaptation de l’individu dans son organisation mais aussi de l’organisation dans son environnement plus global. Enfin, avec l’adoption d’Holacracy, on apporte du soin aux individus et à leurs relations dans le cadre du travail par la clarté des rôles dans leur organisation.

    Qu’est-ce que ça change dans tes pratiques d’adopter Holacracy ? (en tant que membre d’une équipe qui pratique Holacracy au quotidien)

    Tout d’abord, on parle la même langue ! Notre gouvernance correspond à notre support de référence. Je peux m’y référer dès que je souhaite savoir qui s’occupe de quoi ou qui décide de quoi. Les informations qui me sont utiles pour travailler sont disponibles et si je ne les ai pas, je suis complètement légitime pour m’adresser au rôle correspondant pour les obtenir. Personnellement, je me sens efficace dans mon travail et disponible pour apporter toutes les contributions qui sont utiles au travail de mes collègues car en Holacracy le traitement des demandes des autres rôles est prioritaire sur mon propre travail.

    De plus, le fait qu’on ait explicité la raison d’être de l’organisation et des différents sous-cercles, c’est quelque chose qui me donne de l’énergie car je sais à quoi concourt ma contribution. Celle-ci pourra s’exprimer avec ces deux aspects : de la responsabilité et en même temps une grande liberté. Enfin, si rien n’est explicité pour contraindre les moyens dont je dispose alors j’ai une grande liberté pour entreprendre au service de la raison d’être d’un rôle, d’un cercle ou de l’organisation.

    La touche singulière que tu souhaites apporter dans tes accompagnements ?

    Dans mes accompagnements, je souhaite apporter du soin aux contributions de chacun et leur donner des clés pour leur permettre de s’épanouir en exprimant un leadership qui leur convient et qui est en accord avec le fonctionnement de l’organisation. Je porte de l’attention pour laisser le groupe trouver ses propres solutions, construire les fonctionnements qui leur semblent les plus appropriés en ayant un rôle soutenant dans ce processus. Je m’appuie également sur les principes d’agilité pour inviter les équipes à expérimenter dans un cadre sécurisé et à accueillir l’imprévision plus positivement. Je m’attache à ce que les individus portent un regard différent sur le changement, que celui-ci ne soit plus une source de craintes mais plutôt d’opportunités.

    Quelles sont les dates marquantes dans ton parcours ?

    2015 : c’est ma rencontre avec l’Agilité en tant que pilote de projet web. J’ai découvert la facilitation en intelligence collective, l’importance de l’implication du client, les avantages à déployer les conditions qui favorisent la coopération d’une équipe.

    5 avril 2018 : la signature de nos statuts de SCOP en Holacracy avec les associés fondateurs. Je deviens associée et je m’épanouis tout en me sentant impliquée. J’ai la sensation qu’on va entreprendre en équipe dans des projets fabuleux.

    Octobre 2022 : j’obtiens ma certification de Coach en Holacracy. Ça marque un avant et un après dans ma posture d’accompagnante. Je mesure la responsabilité que j’ai auprès des clients que nous accompagnons. Je sens qu’on a les moyens de faire cheminer les organisations qui nous font confiance pour transformer leur système de gouvernance et leur vie d’équipe.

    Une compétence dont tu es fière ?

    Ma capacité à clarifier les besoins, les demandes des équipes et des individus que j’accompagne. J’ai une aisance à articuler et ordonner les idées pour les décliner en actions concrètes au service de l’organisation. Concrètement, je me sens très utile quand j’aide une équipe à y voir clair sur “qui fait quoi?” et “qui décide de quoi?”.

    Qu’as-tu appris sur toi-même en intégrant Sémawé ?

    En intégrant Sémawé, j’ai découvert ce que c’est que le leadership et toutes les nuances de son expression. Je continue d’explorer ce sujet avec enthousiasme, surtout si c’est le moment de faire la peau à de vieilles croyances !
    Je me sens très alignée avec qui je suis, mes aspirations et ce que nous faisons au quotidien au sein de Sémawé.

    Ta connexion à la Raison d’être de Sémawé ?

    La manière dont nous travaillons en tant qu’équipe m’inspire et me donne de l’élan d’en témoigner humblement à d’autres. Je sens que je peux complètement me réaliser en tant que personne en me mettant au service de la raison d’être de Sémawé.

    Un souvenir marquant d’un accompagnement ?

    Ma première signature de constitution avec l’un de nos clients. Au moment de la ratification de la Constitution, un des leaders de l’organisation a pris la parole en témoignant de son propre rapport en l’engagement en faisant cette proposition d’évolution de la gouvernance au reste de l’équipe. J’ai trouvé ça courageux et fort, il y avait une certaine émotion dans l’air ! Lorsqu’une équipe s’engage dans une telle transformation, il y a de place pour du sérieux et du joyeux. Ce jour-là, j’ai senti que ça suscitait des questionnements et aussi de l’enthousiasme & un engagement total pour relever des défis futurs.

    Ta devise perso

    Savoir provoquer sa chance.

  • Qualiopi, une aventure d’équipe au service de la qualité !

    Lecture : 7 minutes

    La formation professionnelle est un axe important dans notre manière d’accompagner nos clients dans leur transformation managériale et organisationnelle. Nous avons choisi de nous certifier Qualiopi en début d’année 2020 pour poursuivre nos prestations et améliorer les pratiques de notre Organisme de Formation. Une belle occasion de re-questionner, perfectionner et expliciter des pratiques. Depuis août 2020 nous sommes certifiés Qualiopi. Je trouve que c’est une belle aventure, alors, je prends le parti de vous la raconter dans cet article !

    C’est quoi l’état d’esprit de cette certification ?

    Sans trop s’attarder sur tous les critères du référentiel, voici ce que je retiens de Qualiopi.

    Cette certification s’intéresse à une professionnalisation de la formation encore plus poussée que Datadock. Cela pour permettre qualité et cohérence pédagogique des formations au service des bénéficiaires.

    Pour cela, le référentiel est exigeant sur la transparence des organismes et de leurs formations pour les salariés, les entreprises et les OPCO. L’intention est de faire correspondre avec pertinence et efficacité un besoin de formation au service d’un avenir professionnel désirable.

    Je me sens très sensible à cette idée car elle correspond bien à notre approche de la formation. Nous visons à l’autonomie des personnes et à leur émancipation dans leurs réalités professionnelles grâce à des savoirs, des outils et des postures spécifiques.

    Comment ça s’est passé ?

    Nous avons observé notre point de départ. C’est-à-dire, le travail que nous avons déjà fait pour notre activité d’Organisme de formation référencé au Datadock avec le prisme du référentiel Qualiopi.

    À partir de cela, nous avons décidé d’être accompagnés pour mieux comprendre le référentiel et sa traduction dans notre organisation. Je remercie François Gruel avec qui nous avons eu des échanges réguliers pour traduire les critères dans notre manière de travailler. Inspirés par le Manifeste Agile, nous cherchons à valoriser des relations humaines et leurs interactions plus que les processus et les outils.

    Le projet lancé, nous l’avons traduit dans notre gouvernance en Holacracy et nous avons réparti le travail dans l’équipe. Quelques mois plus tard, nous avons passé une journée entière avec l’auditeur de l’Afnor.

    En août 2020, j’ai reçu le mail nous indiquant que “Semawe est certifié Qualiopi au titre de la catégorie actions de formation”.

    Holacracy a été facilitante dans l’obtention de la certification

    Lorsque nous avons décidé de nous lancer dans la certification, nous avons créé un rôle dédié dans notre gouvernance. Il se décompose ainsi :

    • Une raison d’être : Un organisme de formation certifié dans la durée
    • Redevabilité : Obtenir et maintenir la certification d’organisme de formation

    En réunion de gouvernance tous les membres du cercle ont estimé que la création de ce rôle était utile au cercle Organisme de Formation. Une fois le rôle créé il m’a été confié.

    La traduction opérationnelle de cette décision est que le rôle a toute autorité pour obtenir et maintenir la certification. Autrement dit, pour mener à bien ce projet, je tire la légitimité de mes décisions de cette explicitation dans la gouvernance. Cela ne veut pas dire que je vais devoir travailler seule !

    Dans notre gouvernance, le rôle Certification interagit avec d’autres rôles qui ont une implication dans l’obtention de la certification : formateur, qualité, référent handicap, cohérence pédagogique… Lorsque une attente récurrente vis-à-vis d’un rôle apparaît, nous l’intégrons dans la gouvernance. Cela peut se traduire par une redevabilité ou un domaine d’autorité qui est attribué à un rôle.

    Pour obtenir cette certification Qualiopi, Holacracy a été un véritable atout. Cela nous a permis de mettre en musique les différents rôles nécessaires et d’utiliser l’intelligence collective pour trouver des réponses au plus proche de notre réalité de terrain.

    Nous avons pu détecter rapidement là où il y avait un manque d’énergie en affinant notre gouvernance. C’est la clarté qu’offre une gouvernance explicitée.

    Nos outils internes, des atouts précieux

    Vous l’aurez compris, s’appuyer sur des rôles a été très facilitant pour conduire le projet de certification. Je suis convaincue que cela a également été accéléré par notre culture Agile, nos outils et pratiques collaboratives de la gestion de projet.

    Voici la manière dont cela se met en place concrètement :

    • Zéro mail en interne ! Nous échangeons dans des canaux de discussion spécifiques à l’activité de formation et à la certification sur Slack.
    • Trello pour mettre en place et suivre les actions nécessaires pour respecter les différents critères du référentiel.
    • Des mêlées quotidiennes utiles pour informer sur l’état d’avancement des tâches.

    Des pratiques existantes mais non-explicites

    Lors de notre audit, j’ai eu de belles surprises. J’ai pris conscience que nous avions adopté, depuis bien longtemps déjà, des pratiques conformes au référentiel Qualiopi.

    Vous voulez quelques exemples ?

    La réalisation de feedback entre formateurs

    Notre mode d’intervention favori, c’est la co-animation ! Les stagiaires sont très satisfaits de la dynamique et des apports croisés des formateurs. Les formateurs préparent et animent ensemble. Il nous paraît donc normal qu’ils se fassent un feedback l’un à l’autre après chaque co-animation.

    Le feedback entre formateurs trouve maintenant sa place dans notre gouvernance : c’est une redevabilité du Rôle Formateur.

    L’adaptation en direct des déroulés d’animation de formation

    Nous utilisons le logiciel SessionLab pour préparer nos déroulés d’intervention. Entre la préparation de la formation et l’énergie vivante dans le groupe le jour J, les attentes sont parfois différentes. Pour garder des stagiaires actifs tout en répondant au mieux à leurs besoins, nous adaptons le déroulé de la formation en direct. Et le plus important, nous faisons cette adaptation en maîtrisant le timing de la formation !

    Cette pratique trouve maintenant sa place sur notre site web et dans l’explicitation de nos pratiques pédagogiques et de nos programmes de formation.

    L’amélioration de nos pratiques

    Maintenant que je vous ai parlé de ce que nous faisions déjà avant d’appliquer le référentiel Qualiopi, je vous partage quelques exemples d’adaptations que nous avons mises en place. Ces exemples illustrent l’action menée, l’apport organisationnel pour notre Organisme de Formation et le gain pour les stagiaires.

    La numérisation

    • Action menée dans le cadre de la certification Qualiopi : Nous avons abandonné le papier ! Nous avons numérisé un maximum de documents (livret d’accueil, questionnaires de satisfaction, recueil du besoin…).
    • Le gain pour l’OF : C’est un soulagement ! Du temps de gestion gagné et des risques de pertes considérablement minimisés.
    • Le gain pour les stagiaires : Une communication fluide pour le suivi administratif et des questionnaires faciles à compléter.

    Les rétrospectives

    La rétrospective d’équipe ou de projet est une réunion issue de l’Agilité qui vise à identifier des erreurs/difficultés/freins pour corriger/faciliter/améliorer. Au sein de Semawe nous avons cette pratique pour nous et nos projets.

    • Action menée dans le cadre de la certification Qualiopi : Nous avons mis en œuvre des rétrospectives spécifiques à l’activité de l’Organisme de formation.
    • Le gain pour l’OF : Un temps d’écoute et de remontée d’informations pour résoudre des difficultés organisationnelles ou relationnelles.
    • Le gain pour les stagiaires : Une grande adaptabilité et réactivité des interlocuteurs pour répondre à leurs besoins.

    Une gouvernance spécifique

    • Action menée dans le cadre de la certification Qualiopi : Nous avons construit des rôles dédiés à l’activité de formation dans notre système de gouvernance en Holacratie. Par exemple : un rôle formateur qui présente toutes les redevabilités du rôle. Cela correspond à des attentes récurrentes vis-à-vis du rôle telles que “Faire signer les feuilles de présence” ou encore “Participer aux réunions de démarche d’amélioration continue”.
    • Le gain pour l’OF : Chacun des membres de l’organisation sait ce qu’il a à faire dans le rôle qu’il énergise. Cela facilite également le demande d’aide ou d’avis d’un membre à un rôle clairement nommé et identifié.
    • Le gain pour les stagiaires : Le ou la formatrice sera assurément compétent.e pour assurer la formation. Les méthodes, la posture et les apports pédagogiques seront appropriés aux besoins des stagiaires. Ils bénéficieront tous de la même qualité de formation peu importe le formateur.
      Les stagiaires ont également des interlocuteurs bien identifiés en fonction du besoin (d’ordre administratif, matériel, pédagogique ou commercial).

    Qu’est-ce qui a changé dans notre communication ?

    Nous utilisons maintenant le logo de la certification Qualiopi audité par l’AFNOR sur nos supports de communication.

    Concernant la prise en charge de nos formations, rien ne bouge. Sémawé est organisme de formation référencé au Datadock et nous vous accompagnons dans la construction de dossier pour demander une prise en charge.

    Ce que je retiens de la certification de Sémawé

    En tant que leader du cercle Organisme de Formation, je suis ravie et fière que nous ayons franchi ce jalon. Voici les 3 idées fortes :

    Une démarche qualité, ce n’est pas si difficile

    Je me suis complètement détachée de cette idée reçue selon laquelle une démarche qualité est lourde, contraignante et difficile à mettre en place.

    Tout l’intérêt est de se baser sur la culture d’entreprise existante. Nous n’avons pas cherché à mettre du formalisme à tout prix. Nous avons cherché à comprendre la règle et à l’adapter à notre organisation. Maintenant, nous respectons les critères du référentiel Qualiopi et je ne vois pas de lourdeur ou de ralentissement de notre activité.

    C’est une occasion pour apprendre et améliorer nos pratiques

    Nous avons pris le temps d’observer et de faire évoluer nos pratiques. Certaines étapes ont été davantage formalisées pour améliorer l’expérience des stagiaires et garantir la bonne adéquation de la formation à leurs besoins. Nous avons consacré du temps à l’analyse de pratique pour aligner et faire évoluer les approches pédagogiques des formateurs.

    Cela me donne envie de chercher d’autres certifications

    A peine une démarche aboutie et j’en redemande ! Obtenir la certification pour notre organisme de formation me pousse à croire que nous pouvons expliciter la qualité qui s’exprime dans d’autres prestations d’accompagnement. Cela se fait au profit des clients et vient challenger l’entreprise.

    Le projet est lancé, j’explore d’autres référentiels qualités, tel qu’ISO 9001, et regarde de près les formations certifiantes pour notre équipe !

    J’espère que cet article vous aura donné de l’énergie si vous êtes dans une démarche de certification. Pour les curieux, je vous recommande :

  • Sémawé facilite des débats citoyens à l’échelle de la Métropole de Grenoble

    Lecture : 3 minutes

    Depuis le mois d’avril, l’équipe de Sémawé cultive son esprit démocratique avec le groupe des Grenopolitains. Les Grenopolitains se définissent eux-mêmes comme « des habitant.e.s, des militant.e.s, des chef.fe.s d’entreprises, des élu.e.s des territoires… tous et toutes uni.e.s autour d’un même objectif : construire un projet métropolitain avec les citoyen·es autour de valeurs communes à la fois de gauche, écologistes et humanistes. »

    Le groupe échange, élabore, débat, rédige des propositions concrètes pour répondre aux défis sociaux et environnementaux de demain. Leur appel s’adresse à toutes les communes, « des plaines jusqu’aux sommets de la Métropole ».

    Les Grenopolitains : un espace de débat pour répondre à l’appétit démocratique et réinventer l’action publique à l’échelle de la Métropole

    Inspirés par les innovations citoyennes qui naissent à Barcelone, les Grenopolitains ont choisi de mettre en ligne leurs propositions et de provoquer le débat. Dans un esprit de co-construction, le groupe soumet aujourd’hui ses propositions aux citoyen.ne.s. Chacun.e peut réagir et bonifier les idées présentées.

    Et pour incarner ces débats, le groupe a prévu 4 temps forts, ouverts à tous.tes, dans 4 villes du territoire : Champagnier, Le Sappey en Chartreuse, Saint-Égrève et Grenoble. Sémawé intervient lors de ces 4 « Apéro’Politains » pour :

    • faciliter les prises de parole
    • faire émerger le débat
    • aider à l’élaboration de propositions concrètes

    Notre méthodologie

    L’équipe de Sémawé apporte ses méthodes participatives pour favoriser un débat constructif.

    Pas de sujets prédéfinis ; en début d’atelier, chaque participant.e affiche le sujet qu’il.elle veut aborder. Par un jeu de regroupement, les sujets similaires se rassemblent par familles et forment plusieurs petits groupes.

    Chaque groupe thématique part alors en discussion, chacun.e livre son approche du sujet traité, sa vision des choses. Après ces échanges, les participant.e.s sont invité.e.s à faire une proposition. Cette proposition est passée au crible du processus du vote par consentement. Autrement dit, une proposition n’est retenue que s’il n’y a aucune objection. Si objection il y a, le rôle de l’animateur.rice est d’aider le groupe à lever cette objection et à apporter les bonifications (améliorations) nécessaires pour que le groupe entier tombe d’accord sur une proposition.

    Une fois validée au consentement, la proposition peut être présentée au grand groupe en fin de séance.

    Par exemple sur le sujet de l’accueil des migrant.e.s, un groupe a proposé de regrouper les réseaux existants d’hébergement et de mettre en place une allocation solidaire pour les familles qui hébergent pendant une ou plusieurs nuits.

    Ce qui nous porte

    La démarche initiée par les Grenopolitains est une démarche d’ouverture qui fait écho à notre façon de concevoir le débat public. La dimension participative du projet nous semble fondamentale et nous avons plaisir à animer ces matinées.

    D’une part, nous apportons notre méthodologie et permettons aux participant.e.s de découvrir d’autres modes de prise de décision, comme la décision par consentement. Et d’autre part, nous repartons nourri.e.s par toutes les idées qui émergent pendant l’animation. Ce sont des idées concrètes pour faire avancer la Métropole vers plus de démocratie.

    Enfin, c’est un moment convivial où l’on partage des produits locaux, dans des lieux porteurs d’initiatives sur le territoire. C’est pour nous une démarche enthousiasmante et encourageante !

    Prochain rendez-vous

    Le prochain rendez-vous est donné : le samedi 6 juillet 2019 à la Bifurk à Grenoble !

    Retrouvez le programme de cette journée sur la page Facebook.

    Vous avez déjà plein d’idées, voici la plateforme pour participer : https://grenopolitains.fr/

    Vous souhaitez échanger avec le groupe des Grenopolitains ? contact@grenopolitains.fr

  • Témoignage client, Emilie Barou, Fondatrice de 3e Jardin – Les Invoulus

    Lecture : 6 minutes

    Émilie Barou est une jeune femme entrepreneure dont le projet gagne à être connu et soutenu. Elle a conçu « 3e Jardin », un projet visant à créer des recettes et produits gourmands à partir d’invendus et d’« invoulus » locaux. Avec une approche lean, nous l’avons accompagnée en amont du lancement de son entreprise grenobloise, entre apport en communication web et coaching en montage de projet. Une belle expérience qui met en lumière la cohérence entre les compétences en communication issues de Semaweb et le coaching proposés avec Sémawé.

    Un an environ après la création de son activité, Émilie raconte la genèse de son projet et la nature de notre collaboration.

    Quel parcours t’a conduite jusqu’au 3e Jardin ?

    J’ai suivi un cursus scientifique axé sur la chimie, avec une ouverture sur la biologie. Cela m’a amenée jusqu’au domaine de la recherche dans le secteur des biotechnologies. Mon travail était d’observer et comprendre le vivant pour essayer d’en faire des applications utiles à l’homme. J’ai beaucoup aimé ces années de recherche d’un point de vue intellectuel.

    Après 5 ans, j’ai eu besoin de faire quelque chose de plus concret et qui reflétait davantage mes valeurs. J’ai donc décidé de monter un projet pour valoriser les ressources à l’échelle locale, et petit à petit je suis allée vers l’alimentation et la valorisation des ressources alimentaires gaspillées. J’ai suivi des formations dans un lycée agricole (CFPPA de Florac) qui donne des formations courtes pour adultes et qui propose des techniques de transformation alternatives (comme le séchage et la lacto-fermentation, les deux pratiques que j’utilise dans le projet), ainsi que des formations relatives à l’hygiène et la sécurité.

    Quelle est ton intention avec ce projet ?

    Je me suis orientée vers l’alimentaire pour exprimer mes valeurs. L’assiette, on l’a tous les jours devant nous, c’est donc un super vecteur pour une prise de conscience plus large. Ce sont nos habitudes de consommation qui façonnent pas mal le monde aujourd’hui, donc l’impact d’une consommation plus responsable peut être significatif.

    Le projet de 3e Jardin est d’aider les consommateurs à se réapproprier le contenu de leur assiette, tout en les amenant à se questionner sur l’impact de leurs choix alimentaires sur leur santé, l’environnement, l’économie locale… L’idée est de se poser la question du pouvoir de notre assiette.

    Au sein de 3e Jardin, je propose plusieurs outils autour du bien-manger local :

    • Les Invoulus, des produits que je crée à partir des invendus des producteurs locaux, en utilisant uniquement des méthodes de transformation douces, sans cuisson.
    • Les Ateliers, pour apprendre aux consommateurs à cuisiner autrement et essayer de respecter au mieux les aliments qu’ils mettent dans leur assiette.
    • La Newsletter, dans laquelle je parle de tout ce qui m’inspire au niveau local, et partage des astuces que j’ai pu intégrer dans mon quotidien, pour se faire plaisir tout en consommant local.

    Mon défi est de montrer que Les Invoulus peuvent enrichir l’alimentation et ravir le palais !

    3e Jardin et Les Invoulus, comment sont venues ces idées de noms ?

    Le nom « 3e Jardin » est venu d’une rencontre avec une personne de Terre Vivante dans le Trièves. Il m’avait appris qu’on appelait « 1er jardin » la terre (l’endroit d’où sortent les légumes), le « 2e jardin » le silo (là où dans l’ancien temps, on stockait les légumes racines pour l’hiver etc. – aujourd’hui ce serait les chambres froides), et le « 3e jardin » les bocaux qu’on mettait dans le cellier.

    Et quel est mon projet ? Transformer les légumes pour pouvoir les conserver, donc en fait je crée un 3e jardin !

    « Les Invoulus » est un nom qui s’est décidé en compagnie d’Aliocha. On parlait de 3e Jardin, et il m’a demandé si je m’étais posée la question de ce que je mettrais sur les bocaux. J’ai répondu que l’idée était de mettre en avant 3e Jardin et les producteurs, à la suite de quoi il m’a invitée à me questionner sur un nom de marque percutant. « Les Invoulus » est une dénomination qui a émergé spontanément, et son enthousiasme m’a confortée dans mon choix !

    Quelle est la place des partenaires dans ton projet ?

    Je travaille sur des invendus que j’appelle « haut de gamme ». Je vais les chercher à la source et non au bout de la chaîne des circuits de distribution. Les Invoulus chez les producteurs sont méconnus mais ils existent ! Les légumes que je récupère sont soit fraîchement cueillis par les maraîchers, soit récoltés par mes soins au champ.

    Le projet est guidé par la dimension locale. Le partenariat avec les producteurs est indissociable du projet : le but est de construire une relation et de m’adapter à la façon dont ils fonctionnent pour répondre avant tout à leur demande. Ces partenaires locaux me fournissent la matière première pour le projet et ma créativité. C’est à partir de leurs invendus que je crée mes recettes et ma gamme de produits. Pour chaque produit vendu, je reverse un pourcentage au producteur. Il n’a jamais été question dans le projet de récupérer ces invendus gratuitement. J’ai envie de participer à mon échelle à améliorer aussi leur condition car ils nous nourrissent et gagnent difficilement leur vie.

    Les autres partenaires sont dans des domaines nécessaires pour le développement du projet (et je tiens à ce qu’ils soient tous locaux !) :

    • Semaweb m’a aidée pour la communication, m’a formée en écriture web et e-mailing, a réalisé des visuels pour le projet.
    • Grésille est une association qui a un serveur local qui héberge mon site Internet.
    • Pépite Ozer m’a accompagnée dans le développement de mon projet.
      Tous les distributeurs ont également une place importante, l’idée de mon côté étant de montrer les endroits où j’aime consommer pour mes courses quotidiennes, ou que je fréquente ponctuellement.
    • La Bonne Pioche, magasin de produits locaux sans emballage, est la première épicerie grenobloise à distribuer Les Invoulus.

    Pourquoi avoir choisi Sémawé ?

    Cette collaboration s’est faite dans le cadre d’un accompagnement via l’accélérateur de Pépite Ozer. Le point de départ a été un événement où l’on rencontrait des personnes de l’écosystème grenoblois à même d’être mentors. Aliocha et moi nous sommes mutuellement choisis spontanément !

    Qu’as-tu apprécié dans cette collaboration ?

    J’avais regardé votre site web avant de démarrer la collaboration : il y a une mise en avant de l’humain et une façon de travailler où l’idée est de respecter qui est l’autre et ce qu’il sait faire. L’accompagnement dont j’ai bénéficié avec Aliocha n’était pas seulement axé sur la communication, l’approche était plus globale. Votre façon de travailler m’inspire et représente ce vers quoi j’aimerais aller si j’arrive à développer un projet où je crée de l’emploi. Les sessions avec Aliocha m’ont permis d’échanger avec un entrepreneur qui était déjà passé par ces étapes et qui avait une expérience solide en la matière. À mon échelle, j’étais aux prémices ; Aliocha m’a aidée à avoir une vision de ce qui allait orienter mes choix dès le départ.

    Ensuite, j’ai côtoyé toutes les personnes de Semaweb, entre le site Internet, les photos, la formation… On sent qu’il y a une cohérence dans votre agence, et que le but est d’écouter, de comprendre et ensuite de proposer quelque chose. Cette recherche de compréhension du client est extrêmement appréciable et aboutit à des résultats pertinents et satisfaisants. Vous n’imposez rien sous prétexte que vous savez.

    Aujourd’hui encore, dans les moments de doute, je vais regarder vos témoignages sur votre site web, ils me redonnent de la nourriture pour continuer à avancer. Vous faites partie des gens qui travaillent autrement, c’est un plaisir de voir que c’est possible !

    Pour les prochaines années, quel est ton souhait pour 3e Jardin ?

    Jusqu’ici, j’ai pas mal avancé sur le fond du projet, son identité. Il reste encore beaucoup d’incertitudes sur l’aspect opérationnel qui ne sont pas toujours simples à gérer. Maintenant, je crois qu’il faut que je travaille sur la forme. En quelque sorte, mettre une enveloppe, qui permette au projet (et à moi-même) de trouver le bon équilibre. Enveloppe souple et perméable bien sûr, pour garder à la fois ouverture et liberté. L’objectif est d’avancer assez tranquillement mais sûrement, pour réussir à faire grandir ce projet en gardant la cohérence et les valeurs du début. Ne pas aller trop vite pour aller plus loin !

    Retrouvez toutes les infos sur le site de 3e Jardin !
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